Dimanche 26 mai 2019 BAT - La revue des écritures théâtrales - Numéro 76 Partager

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Patatras !

:::: Par Jean-Luc Annaix | paru le 07/11/2012

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Il fallait bien que ça arrive ! La mariée était trop belle ! Je veux parler de ce qui vient de se passer dans le Hand-Ball (qu’entre parenthèses, d’aucuns s’obstinent à prononcer à l’anglaise « Handboll », les ignares ! Alors que tout le monde sait que ce jeu est d’origine teutonne, voyons !). Bref ! Nous avons vécu sur notre petit nuage pendant des années avec des idoles qui nous en mettaient plein la vue : champions du monde, champions d’Europe, champions olympiques et tout et tout. Et des gars gentils avec ça et proches des gens, et pas truqueurs et pas bégueules. Des anges je vous dis. Qui plus est encadrés par des entraîneurs, des vrais, genre éducateurs (Daniel Constantini, Claude Onesta et tous les autres) qui savaient transmettre à ces minots les valeurs authentiques du sport. Et nous on craquait littéralement. Et on y croyait à ce conte de fées ! Enfin un sport épargné, pas du tout sali comme on a pu le voir dans le foot-ball (prononcez foutbol parce que c’est un sport d’origine anglo-saxonne) quasiment de tout temps. Un sport collectif, quoi !

Il fallait voir comme on se montait du col, comme on roulait des mécaniques dans les réunions de famille, moi le premier, je me revois - péremptoire - devant mes beaux-frères « Ah ! C’est pas dans le Hand qu’on verrait des choses pareilles ! Parle-moi du Hand, oui !  Voilà un sport propre ! » Et Patatras ! En une journée, voilà que tout s’est effondré ! Que notre rêve s’est brisé. Et la faute à qui ? A quoi ? A des petits  cons ! Voire à des petites connes ! Et à ce foutu pognon ! A ce sacré pognon ! Encore le pognon ! Toujours le pognon ! On ne parle que de ça de pognon, de pognon, de pognon, de pognon, de pognon, de pognon, de pognon du matin au soir rien que le pognon.

Je sais le monde foncièrement vénal, affreux, sale et méchant, gangréné jusqu’à l’os mais j’avoue que j’avais encore un tout petit, oui un tout petit coin où je pouvais me réfugier et croire encore, malgré mon grand âge, au Père Noël. C’était le Hand. Depuis mon enfance. Eh ! Ben non ! C’est fini ! Rien ne sera plus comme avant. J’aurai toujours un doute sur les matchs. Truqués ou pas truqués ? La prochaine fois pour changer un peu de sujet, je vous parlerai de Lance Armstrong.

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