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Venise sous la neige

:::: Par Corinne Klomp | paru le 25/02/2013

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Ce n’est peut-être pas un temps à mettre le nez dehors, mais c’est un temps à rire.

D’où mon conseil de vous rendre à la Comédie Bastille pour applaudir Venise sous la neige, une pièce écrite et mise en scène par Gilles Dyrek.

Il ne s’agit pas d’une création, la pièce ayant été jouée (voire créée, je l’ignore) en 2003 à la Pépinière Opéra, mais d’une reprise d’un succès qui ne se dément pas, presque dix ans plus tard.

Traînée par son petit ami Christophe avec lequel elle vient de se disputer, Patricia atterrit en tirant la tronche à un dîner chez un couple qu’elle ne connaît pas. Un couple sur le point de se marier, qui se papouille et s’embrasse à tout bout de champ, à coup de « chouchou » par ci, « chouchou » par là. Deux êtres unis jusqu’à l’écœurement, nunuches et naïfs, insupportables en somme. Pour se venger de cette soirée qui s’annonce catastrophique, en plus du reste, Patricia décide dans un premier temps de la jouer carpe muette puis elle se fait passer pour une réfugiée politique venue d’un pays qui a beaucoup souffert : la Chouvénie. D’abord scandalisé par l’attitude de sa compagne, Christophe (interprété le soir de ma venue par l’impeccable Laurent Maurel, aussi crédible en compagnon offusqué par les frasques de sa belle qu’en amant joyeux qui finit par se prendre au jeu) se laisse peu à peu aspirer dans le gouffre des mensonges en cascades, et il aime ça. D’autant qu’en face, les Chouchous y croient dur comme fer et redoublent de gentillesses et d’attentions à l’égard de la pauvre Patricia, qui semble en avoir salement bavé dans sa ville natale de Chougrad (capitale de la Chouvénie, cela va de soi). En compensation, Patricia réussit à leur arracher plein de cadeaux et pourrait même repartir avec un tableau ayant appartenu à la grand-mère de mademoiselle Chouchou. Arrive ce qui doit arriver : le couple idéal du début de la pièce commence à se fissurer et s’engueule, tandis que l’autre semble enfin, à force de farces, apercevoir sa sortie de crise.

Sur scène, les quatre comédiens, talentueux et au jeu sincère, s’en donnent à cœur joie face à un public enthousiaste, et heureux de l’être. La pièce est drôle, rythmée, jamais vulgaire. La fin, nouvelle à ce que j’ai compris, se révèle à la fois parfaitement absurde et totalement crédible, vu le caractère des personnages. Que vient faire Venise là-dedans, me direz-vous ? Vous le saurez en allant voir la pièce, voilà.

 

Venise sous la neige, de Gilles Dyrek. Comédie Bastille : 01 48 07 52 07

Avec, en alternance : Emilie Colli, Anne Clarin, Séverine Debels, Eric Mariotto, Laurent Maurel, Xavier Martel, Gilles Dyrek

http://www.comedie-bastille.com/appert/product.php?id_product=46

 

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