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Le TNP nouveau est arrivé

:::: Par Gilles Costaz | paru le 28/11/2011

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  A Villeurbanne, le TNP rénové a été inauguré en grandes pompes le 11 novembre.Un monde fou, les politiques au premier rang. On les comprend : ils n’allaient pas manquer un tel événement sous-entendant un tel budget (32 millions d’euros) ! Ministre, maires de Villeurbanne et de Lyon, présidents divers. Ils étaient là pour des discours plus ou moins inspirés qui ont obligé les comédiens à piaffer de trac et d’impatience derrière le rideau. Les travaux ont duré quatre ans ! L’un des plus énormes chantiers du secteur théâtral et, au final, un bâtiment comme il n’y en a pas d’autre en France : un théâtre de région disposant de deux belles salles de représentation et de quatre salles de répétitions. Un ensemble consacré au seul théâtre, et pas aux arts parallèles. C’est superbe. Seul, l’accès à la grande salle est bizarre : on a l’impression de monter dans une grande maison et de découvrir les gradins et la scène par effraction !

  C’est Ruy Blas de Victor Hugo qui a ouvert la nouvelle ère du TNP, avec son fameux « Bon appétit, Messieurs ». On n’imaginait pas un auteur d’aujourd’hui faire l’objet de la réouverture. Place aux classiques ! Christian Schiaretti, l’un des directeurs du secteur subventionné qui a la parole et le comportement les plus éthiques de la profession, ne mérite pas qu’on le critique sur son choix, flamboyant comme lui. On sait qu’il est le seul à avoir un poète associé à son théâtre. D’autres, pas si nombreux, ont des auteurs. Lui a un poète, Jean-Pierre Siméon. Le mot poète est écrit sur tous les documents. On se contentera donc de rappeler à Schiaretti qu’il ne faut pas baisser les bras du côté des auteurs d’aujourd’hui. On n’en joue jamais assez. Schiaretti est un fou du répertoire, et il a eu la main heureuse en allant corriger quelques injustices de la postérité, en faisant renaître de magnifiques oubliés, comme le fit beaucoup Jean-Marie Villégier. Mais le répertoire de demain, c’est aussi à lui de le construire. Il y travaille, mais il doit y travailler encore plus, tant de ses confrères se voilant les yeux et se bouchant les oreilles dès qu’on aborde la question.

 

 

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