Jeudi 20 septembre 2018 BAT - La revue des écritures théâtrales - Numéro 76 Partager

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Le signe qui t’exile, tango

:::: Par Miguel Angel Sevilla | paru le 16/10/2014

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Le signe qui t’exile du monde t’y reconduit
Tu vois, l’obscure nuit est un vecteur qui porte
Elle a la lettre i, elle éclaire de la jaune
Lumière de la nuit, elle parle du soleil
 
La lettre A, la porte, le linteau et le seuil
Et l’espace ouvert à la lumière du sens
T’ont conduit outre sens plus loin et au-delà
Du sens, où la lumière n’est plus que son éclat
 
L’exil où si on peut dire t’exilait le langage
A fait comme les anges, soudain s’est évanoui
Avec le langage et à même le langage
Le visage des anges ne porte plus de nom
 
Ma bouche était sèche d’écrire pendant des heures
Et j’avais mal aux doigts à force de parler
Pendant que je parlais les mots, comme des hêtres
S’épanouissaient sans moi et restaient majestueux
 
Si je parle ma bouche fabrique un poème
J’en ai la bouche pleine, ils me font mal aux dents
Cependant qu’ils dessinent m’a-t-on dit un sourire
Sur ma bouche d’argile qui parle malgré moi
 
Je t’aime de silence -les mots sont la tunique
Le voile d’une Isis qu’il faudra dévoiler
Lentement comme il faut, lestement comme un cri
Ou bien comme l’amour trahit les amoureux
 
Je t’aime lune blanche ogive de mes rêves
Je t’aime je suis fleuve, arbuste, mauvaise herbe
Je t’aime et dans la nuit je contemple la lettre
Première de l’alphabet, hublot de nos pensées


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