Mercredi 19 décembre 2018 BAT - La revue des écritures théâtrales - Numéro 76 Partager

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Simon Callow

© Roland NarbelPhoto:© Roland Narbel

Simon Callow est Acteur, metteur en scène

SIMON CALLOW est né à Londres le 15 juin 1949. Il n’avait pas encore deux ans quand ses parents se séparent. Il est élevé à Streatham, dans le sud de Londres, par sa mère et ses deux grands-mères — hormis trois années passées en ex-Rhodésie du Nord (Zambie) entre 9 et 12 ans — et fréquente la London Oratory Grammar School (qui propose des sorties régulières au théâtre, essentiellement à l’Old Vic). Après de petits boulots dont celui d’employé de la location à l’Old Vic, dirigé alors par Laurence Olivier, il se décide à faire une licence de lettres à l’université de Belfast mais abandonne au bout d’un an pour se former au métier d’acteur au Drama Centre de Londres (1970-1973). Et à partir de là, il enchaîne premiers emplois en province, dont de petits rôles à Édimbourg et deux mois en rep à Lincoln, débuts à Londres dans un spectacle de la Traverse, Bürger Schippel (Ockrent, 1974, Open Space), qui lui vaut ses premiers éloges de la critique, suivis de plusieurs spectacles dans d’autres théâtres du fringe londonien (Almost Free, Soho Poly, Bush). Il fait sa première apparition, remarquée, sur une scène du West End dans The Plumber’s Progress (1975) et entre ensuite à Joint Stock (coopérative d’acteurs et d’auteurs), compagnie avec laquelle il jouera, sur un peu moins d’un an, une demi-douzaine de spectacles, à Londres et en tournée. Puis il aborde le répertoire classique avec Titus Andronicus (Noble, 1976) et La Résistible Ascension d’Arturo Ui (Walker, 1978), avant d’entrer au National Theatre pour jouer Orlando dans Comme il vous plaira (Dexter, 1979), puis Mozart dans la création d’Amadeus (Hall, 1979), et d’y présenter une série de récitals des Sonnets de Shakespeare. Acteur audacieux et gourmand autant qu’éclectique, il s’est attaqué à toutes sortes de personnages : Juvénal, Mozart, Rousseau, Verlaine, Faust, mais aussi le psychothérapeute Joe Berke dans Mary Barnes, l’aristocratique Lord Are de Restoration, le dandy Lord Foppington de The Relapse, le gangster Tony Perelli d’On the Spot, Molina dans Le Baiser de la femme araignée, le célèbre espion Guy Burgess dans Single Spies, Face dans L’Alchimiste, Falstaff dans Chimes at Midnight, le frustre Otto dans Through the Leaves le comte Fosco dans The Woman in White ou, récemment, à nouveau Falstaff dans The Merry Wives of Windsor, version comédie musicale, à la RSC. Suivant les traces de son mentor Micheál macLiammóir, il reprit son spectacle sur Wilde, De l’importance d’être Oscar (1997), réitérant l’exploit un an plus tard en évoquant un autre géant de la littérature anglaise dans The Mystery of Charles Dickens, spectacle où il campait une quarantaine de personnages et qu’il tournera dans le monde entier. Il s’est aussi fait un nom au cinéma dans des personnages plus vrais que nature. Depuis son Schikaneder dans l’Amadeus de Forman, il tourné dans plus d’une vingtaine de films, dont plusieurs avec Ivory (le pasteur Beebe dans Chambre avec vue, l’instituteur dans Maurice, le conférencier dans Howards End, Richard Cosway dans Jefferson à Paris), ainsi que dans Manifesto de Makavejev (Hunt, le chef de la police), Bons baisers d’Hollywood de Mike Nichols (le réalisateur Simon Asquith), Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell (Gareth), Shakespeare in Love de John Madden (Tilney, l’intendant des menus plaisirs), No man’s land de Danis Tanovic (le colonel Soft) et Bright Young Things de Stephen Fry (le roi d’Anatolie). Avant que le personnage de Gareth, le bon vivant, victime d’une apoplexie dans Quatre mariages ne le rende internationalement célèbre, il était déjà très connu du grand public britannique pour ses nombreux rôles à la télévision. Parallèlement à son travail d’acteur, il s’est, depuis 1883, tourné de plus en plus vers la mise en scène, montant notamment La Machine infernale et Jacques et son maître (dans sa propre traduction), Shirley Valentine (qui fera un triomphe dans le West End et à Broadway), Une question d’attribution d’Alan Bennett au National Theatre, une adaptation scénique des Enfants du Paradis à la RSC, Carmen Jones, qui lui a valu, en 1992, le Laurence Oliver Award du meilleur metteur en scène de comédie musicale, et The Pajama Game. Passionné de musique classique depuis son plus jeune âge, il a aussi mis en scène plusieurs opéras à travers le monde (dont Così fan tutte à Lucerne, La Chauve-souris à Glasgow, Le Consul de Menotti à Holland Park, The Stephen Oliver Trilogy au Covent Garden Festival, La Calisto de Cavalli à Glimmerglass et Le Roi malgré lui de Chabrier à Grange Park). Il est même passé de l’autre côté de la caméra en portant à l’écran le roman de Carson McCullers, La Ballade du café triste (1991). Il a aussi réalisé deux documentaires sur Charles Laughton et Micheál macLiammóir pour la BBC, et un autre intitulé Charles Laughton pour Yorkshire Television. Un des premiers acteurs britanniques à déclarer ouvertement, par honnêteté intellectuelle, son homosexualité, il a prêté son soutien actif à la défense des droits des homosexuels dans les années 80. Il a été fait CBE (Commander of the British Empire) en 1999.

Simon Callow

L’écriture l’a de tout temps attiré et, après avoir publié Being an Actor [Dans la peau d’un acteur], son premier livre, il a écrit une douzaine d’autres ouvrages, dont les biographies hautement appréciées de Charles Laughton et d’Orson Welles, un compte rendu du tournage du film de Makavejev Manifesto, intitulé Shooting the Actor, un recueil de souvenirs, Love Is Where It Falls, sur son amitié avec le grand agent littéraire Peggy Ramsay (muse, sainte patronne et fléau de la génération d’auteurs qui a succédé aux « Jeunes hommes en colère »), des études des deux parties de Henry IV de Shakespeare et un petit livre sur le chef-d’œuvre de Laughton, La Nuit du chasseur. Il a traduit du français La Machine infernale de Cocteau et Jacques et son maître de Kundera, ainsi que Les Enfants du paradis avant de mettre la pièce en scène à la RSC, et traduit en ce moment le livret de La Flûte enchantée qu’il va mettre en scène à Holland Park l’été prochain. Sans compter les innombrables préfaces de livres et contributions diverses à des publications et journaux (il écrit régulièrement dans le Times, l’Independent et le Guardian).


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