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Écrire le bruit du monde - Un colloque EAT

:::: Par Dominique Paquet | paru le 01/07/2014

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Le colloque Écrire le bruit du monde  organisé en partenariat avec la SACD, l’Institut d’Etudes théâtrales Paris 3 Sorbonne nouvelle, le Théâtre 13 Seine, l’ESAD et la Mairie de Paris, s’est tenu les 7 et 8 avril 2014 à Paris, à l’instigation de Louise Doutreligne, Sylvie Chalaye, Michel Beretti et Michel Azama. La question inaugurale était celle de l’écriture contemporaine comme chambre d’écho du vacarme des guerres et des violences qui explosent aux quatre coins de la planète.

Dans la table ronde Tapage des images,  Hélène Kuntz a questionné Joseph Danan, Koffi Kwahulé, Zanina Mircevska, Matéi Visniec sur la façon dont le fracas du monde pénétrait leurs écritures, que ce soit par les médias ou les événements politiques auxquels ils avaient été mêlés. Loin du réalisme, la transposition des événements  par la voix didascalique, le lyrisme, la farce, l’humour président à l’écriture, affirmant la fiction comme coction primordiale et ce, même si l’auteur a été pris lui-même dans la tempête des événements.

La table ronde animée par Arnaud Rykner Échos du silence, a mis en relief la difficulté de l’accès aux mots, soit qu’ils aient été confisqués dans l’enfance par l’éducation, soit qu’ils révèlent les balbutiements de la société. Emmanuel Darley, Carole Fréchette, Sabine Tamisier, Carole Thibaut ont aussi évoqué les trous de la parole dans leurs dramaturgies comme « réalisation maximale du langage » selon l’expression d’Henri Meschonnic.  Claude Régy, dans un court film, a évoqué le théâtre comme la scène même du silence, le lieu où le silence s’incarne, le langage n’étant peut-être lui-même que l’écho du silence.

Rafaëlle Jolivet Pignon dans Résonances du plateau a développé avec Sergi Belbel, Gerty Dambury, Dominique Paquet, Karin Serres et Françoise Pillet dans une courte interview filmée,  les allers retours entre l’écriture au bord du plateau avec des comédiens ou dans des territoires sources de contraintes. Comment l’imaginaire nait de l’entrecroisement des lieux où on écrit, des corps à faire vivre dans l’espace de la scène, et de la matrice fondatrice de l’écriture chez chacun des auteurs présents, imaginaire étayé par cette question originelle : à qui s’adresse l’auteur dramatique ?

Enfin dans Bruits de la langue, Sylvie Chalaye avec Pedro Kadivar, Gaël Octavia et José Pliya, a examiné la question du son des langues dramatiques au cœur de la musique du plateau et de leurs enjeux. Comment les séquences de rythme qui constituent l’écriture selon l’expression de Valère Novarina, le lyrisme propre à chacun des auteurs, les parlures s’entrelacent, crépitent, frissonnent et résonnent avec la cacophonie du monde.

La seconde journée au Théâtre 13 / Seine a permis d’entendre dans le cadre d’un Mardi midi,  Un rêve de beignets de Dominique Lombardi, mis en maquette par Irène Favier, Compagnie Les Éhontées (Mention spéciale du concours 2012 - Prix Théâtre 13 / Jeunes metteurs en scène), suivi de la table ronde animée par Dominique Paquet sur La Question de la transmission avec : Pierre Banos (Éditions Théâtrales), Émile Lansman (Éditons Emile Lansman), Jan Novak (réseau DRAMEDUCATION, Pologne), Carole Fréchette, Sergi Belbel, Martin Bellemar, chacun évoquant au fil de leur formation ou de leurs expériences professionnelles d’éditeur, de metteur en scène, ou de tuteur comment ils avaient transmis aux  apprentis auteurs, aux acteurs, aux publics ce qu’ils avaient reçu de leurs maîtres et la façon dont ils l’avaient transformé.

Les actes de ce colloque seront disponibles en 2015 en vous adressant à eatinfo@wanadoo.fr.

 

 

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